TRUCMUCHE COMPAGNIE

Le Bal des Perdus, création 2009 (objet contemporain pour danseurs et comédiens)

Dates de résidence : du 5 au 11 juillet et du 8 au 14 septembre 2009
Sortie de résidence : jeudi 1er octobre 2009 à 19h au Pré des Arts de Valbonne
Implantation de la compagnie : Valbonne Sophia Antipolis

Synopsis : une histoire de bal
Seuls face à la complexité d'un monde imposé, les huit fracturés du Bal des Perdus agitent leurs corps tout entiers donnant l'impression de vouloir nager là où il n'y a pas d'eau. La fête doit pourtant avoir lieu, alors ils s'acharnent, s'oublient sur une piste de danse poisseuse qui résonne de leur solitude, de leur petite cruauté et de leur obscurité.
Le Bal des Perdus éventre la réalité pour plonger les mains dans les entrailles d'un monde qui ne nous reconnaît pas et nous transforme avec méthode en monstre superficiel.

Note d'intention
Je n'ai pas choisi le lieu du bal par hasard. J'ai passé mon enfance et une partie de mon adolescence à parcourir, dans une estafette antédiluvienne, les villes et villages de la région PACA accompagnant ma mère accordéoniste et mon père sonorisateur dans diverses formations de bal populaire des années 80, juste au moment où le bal avec orchestre commençait à être remplacé par les disco-mobile, moins chers et moins humains.
Je me souviens avoir eu la sensation d'être au théâtre. Le jeu du paraître, de la séduction, les ensembles incongrus dansés par des inconnus, le rituel des danses de l'été, entre labada et autres macarena. Des rites portés par la télévision et qui remplacent les quadrilles ou contredanses des bals de la Renaissance et autres paso doble, madison, valse ou tango de bals plus récents.
Le bal reste une microsociété, un espace d'interaction sociale où se croisent vie privée et vie publique, une fête codifiée où les enjeux sont ceux de la société dans laquelle nous évoluons. Un lieu pour développer une certaine conception de notre environnement.

Mon bal est celui « des perdus » parce que ce sont eux qui sont restés sur le bord de la route, qui ne savent pas comment appréhender ce monde compliqué. C'est sous le prétexte du bal et de la fête que peut se jouer leur drame. C'est sous leur masque que le visage se tord, le corps continuant de s'agiter, comme déconnecté des émotions intérieures.
Ce bal est un grand jeu funèbre, une horreur ludique dans laquelle les personnages se transforment pour devenir de plus en plus monstrueux, dansant avec quelqu'un simplement pour ne pas s'écrouler. L'autre ne devient qu'un support jetable avec lequel il n'est pas possible d'échanger quoi que ce soit.
Ce bal n'est que lutte et survie. La pureté est souillée, le drame est un fou rire, les corps sont stupides et les visages enterrés bien profondément avec l'humanité.


Il n'est pas question dans cette pièce de tenter de copier ou de parodier les styles pratiqués dans les bals depuis la nuit des temps. L'intérêt consiste plutôt avec l'équipe de travailler sur un imaginaire collectif de ce que pourrait être un mouvement à la fois festif et ombrageux.
Ce qui est très important, c'est aussi la notion de raté ou d'imperfection. Le travail de danse avec des comédiens permet d'être au plus juste de la gaucherie ou de l'incongru, parce qu'ils n'ont pas les mêmes références, ni la même aisance de corps que les danseurs. C'est dans cet inconfort que la gestuelle se crée et porte en elle une esthétique du bancal fondamentale pour soutenir le propos de la pièce.
En revanche, nous nous sommes inspirés du nom de certaines branles ou encore de pas célèbres de l'époque comme "la figure de la poule", "les petits sauts de Bordeaux", "le pas de Marcel" ou encore " Paye chopine ma voisine".

Partenaires
Production : TrucMuche Cie.
Résidences de création : Les Bancs Publics, lieu d’expérimentations culturelles / Marseille et l'Entre-Pont, lieu de création et de résidence spectacle vivant / Nice.
Coproduction : L'Entre-Pont / Nice
Avec le soutien financier de la Ville de Valbonne Sophia Antipolis et du Conseil Général des Alpes-Maritimes.

Calendrier
Dans le cadre du dispositif d'accompagnement en résidence 2009 initié par l'Entre-Pont, la création lumière de ce spectacle est prise en charge par le Pré des Arts.

Avant-première le 1er octobre 2009 au Pré des Arts de Valbonne.

Distribution
conception : Michaël Allibert
assistantes : Linda Blanchet (théâtralité) & Sandra Rivière (mouvement)
chorégraphie & interprétation : Lila Aïssaoui, Michaël Allibert, Olivier Debos, Maija Heiskenen, Cédric Lauer, Nathalie Masseglia, Delphine Pouilly, Sandra Rivière
répétitrice : Delphine Pouilly
musique : Cédric Lauer, Godspeed You! Black Emperor, Sexy sushi
scénographie & buvette : Xavier Dubourdieu
création lumière : équipe technique du Pré des Arts
c
réation costumes : Marion Rougier
r
égie générale : Thierry Hett

Plus d’informations sur le site de la compagnie www.trucmuche.org